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Retour d'expérience Centre d'action sociale de la Ville de PARIS

Le Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP) mène depuis plusieurs années une action pour prévenir les troubles musculo squelettiques (TMS) dans ses Ehpad. Il assure le suivi des accidents et des maladies professionnelles grâce au logiciel Prorisq.

 

Le Centre d’action sociale de la ville de Paris gère 14 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). 1 800 agents, dont 1 300 infirmières, aides-soignants et agents sociaux travaillent au chevet des résidents. L’exposition aux risques liés à l’activité physique et le maintien dans l’emploi des personnels suite à un accident, constituent deux problématiques qui conduisent le CAS à engager en 2009 une démarche avec le soutien du FNP.

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Le Bureau de la Prévention des Risques Professionnels (BPRP) s’est étoffé et compte aujourd’hui huit personnes : 4 conseillers en prévention dont une ergonome, deux référents handicap, un référent AT/MP.

 

De gauche à droite :

  • haut : Dominique Passe-Coutrin, technicien, Simy Brami, référente handicap, Elise Chaumon, ergonome, Ugo Schang, technicien,
  • bas : Ursula Paturel, référente handicap, Alexandre Philémon, gestionnaire ATMP, Isabelle Daguet, cheffe du BPRP, ingénieur sécurité.

Prévenir les troubles musculo squelettiques

Le projet s’articule autour de deux volets : individuel et collectif.

 

Le premier volet porte sur la mise en place d’un programme de suivi de 23 agents atteints de TMS ayant entraîné au moins trois mois d’arrêt de travail sur l’année.

Le second repose sur une approche ergonomique du poste de travail.

Pour Isabelle Daguet, chef du bureau de la Prévention des risques professionnels au CASVP, « Le soutien du FNP a permis de tester des solutions et de faire évoluer la prise en compte de la santé au travail par la collectivité. ».

Le suivi individuel des agents sélectionnés n’a pu être totalement mis en œuvre, car le prestataire initialement retenu a dû être remplacé en cours de mission, et certains agents étaient atteints de pathologies trop lourdes pour entrer dans le programme. Ils ont dû être réorientés vers une reconversion professionnelle. « Même si l’équipement technique ne résout pas tout, le CASVP a décidé d’installer des rails au plafond dans les chambres des nouveaux EHPAD ou lors de leur restructuration. Il faut apprendre à s’en servir et réunir toutes les conditions pour qu’ils soient utilisés (toiles en nombre et taille suffisants, entretien des toiles, disponibilité des moteurs pour les résidents le nécessitant,…), mais cela représente un élément important dans la prévention des accidents » explique Isabelle Daguet.

 

Le volet collectif a permis notamment de former 1 300 agents à l’économie posturale et de mettre en place des référents qui conseillent dans chaque Ehpad les personnels en situation de travail. Ils assurent une vigilance sur les équipements techniques. S’ils ne sont pas encore organisés en réseau, ces référents font preuve d’une grande motivation dans certains établissements. Le partage de leurs expériences permettrait d’harmoniser et de fiabiliser leurs pratiques.

Suivre l’évolution des accidents avec le logiciel Prorisq

Chaque établissement dispose du logiciel de saisie des accidents et des maladies professionnels Prorisq, depuis 2006. Le bureau de prévention supervise l’ensemble des données des établissements du CASVP dont les 14 EHPAD, alors que la majorité des déclarations d’accidents sont traitées localement.

 

Isabelle Daguet souhaite mieux connaître l’accidentologie « Nous avons créé une commission AT/MP du CHS pour analyser les évènements. La première réunion s’est tenue en avril. Il nous faut toutefois apprendre à mieux effectuer des requêtes dans Prorisq ».

Sur la base des statistiques d’accidents de 2012, le nombre d’AT liés à l’activité physique semble en baisse par rapport aux données de 2008. Ces mêmes tâches physiques étaient également à l’origine de 86% des MP en 2008 et de 75% en 2012.

Il est difficile d’évaluer les effets de la démarche de prévention des TMS en EHPAD dans l’apparente baisse des accidents liés à l’activité physique du fait que les conséquences de l’activité physique sur la santé des agents ne peuvent se mesurer que massivement et à long terme. Toutefois des résultats qualitatifs sont observés en termes de développement de la culture de prévention dans les EHPAD par exemple.

Cette démarche était la première action structurante conduite au CASVP pour le maintien dans l’emploi des agents. Elle s’est notamment prolongée par la signature d’une convention avec le FIPHFP début 2013. Le maintien en emploi en EHPAD tient une place essentielle tant en matière de recrutements de travailleurs handicapés que d’aménagements de poste.

Une étude expérimentale de la pénibilité des poste de travail dans un EHPAD pilote permettra en particulier d’approfondir la connaissance des conditions de travail en EHPAD et d’apporter une contribution méthodologique dans la mise en œuvre de l’étude de la pénibilité du travail dans l’ensemble des établissements du CASVP.

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