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Confinement bis ? La barbe ! la barbe ? Parlons-en ...

Qu’elle soit longue ou de trois jours, fournie ou en forme de barbiche, la barbe a fait un retour triomphant ces dernières années. Rares sont ceux qui ont réussi à lui résister, et le confinement aide à son apparition sur de nombreux visages. La barbe tient sa revanche !

 

Un véritable phénomène chez les jeunes

Selon un sondage réalisé en 2018 par OpinionWay pour Bic Shave Club, 44 % des Français portent la barbe. Un chiffre qui atteint des sommets selon les tranches d’âge, puisque la barbe est portée par 78 % des moins de 35 ans et par 92 % des 25-34 ans ! De là à se demander si la barbe, qui a longtemps été l’apanage de la vieillesse (et de la sagesse), permettrait de gagner en maturité, il n’y a qu’un pas ! À l’instar des cheveux longs pour la femme, la barbe a tendance à vieillir les traits et à affirmer une personnalité. Porter la barbe en impose et pose un style. Ce ne serait donc plus un signe de négligence, comme on le reprochait à Serge Gainsbourg, mais un accessoire savamment travaillé apportant ce petit je ne sais quoi qui fait la différence. D’aucuns diraient même qu’elle rend plus viril…

 

Des barbes pour tous les styles

La plus répandue est sans conteste la barbe de trois jours, qui voudrait laisser croire que l’homme qui la porte n’a pas eu le temps de s’en occuper. Mais personne n’est dupe, ce style de barbe nécessitant un bon entretien, et notamment un contour dessiné à la perfection. Plus longue et plus facile à dompter, la barbe de dix jours donne un look élégant. Symbole fort du retour à la nature et à l’état sauvage, la barbe complète confère au hipster, jeune urbain affichant un style vestimentaire et des goûts à contre-courant de la culture de masse, un style baroudeur qui ne sied pas à tous les hommes ni à toutes les professions. Quant au bouc, aussi appelé barbiche ou barbichette dans sa version courte, il convient particulièrement aux visages ronds. Pour aider les hommes à dompter leurs poils et à en prendre soin, barbiers et barbershops ont fait leur grand retour ces dernières années, notamment en ville où il n’est pas rare d’en trouver plusieurs. Il y en aurait environ 200 en France.

 

Une tendance rappelant le mouvement Movember

Ce mouvement a été lancé au début des années 2000 en Australie. Au départ, l’idée était de se laisser pousser la moustache le 11e mois de l’année afin d’attirer l’attention sur les maladies qui touchent la gent masculine, comme le cancer de la prostate. Il aura suffi qu’Hollywood s’empare du phénomène pour que la mode soit lancée et dure. De Georges Clooney à Brad Pitt, en passant par Jean Dujardin et Edouard Philippe, tous ont succombé !

 

 

Pour en savoir plus :

 

Selon l’enquête OpinionWay réalisée pour Bic Shave Club en 2018 :

  • Il existe une véritable scission Nord-Sud : les rasés l’emportent au Nord, tandis que les poilus sont au Sud et dans la région parisienne.
  • Le visage rasé, la barbe de trois jours et la barbe courte taillée sont les trois styles pileux préférés des Français.
  • 34 % des femmes aimeraient que leur conjoint ait un visage complètement rasé.

 

 La barbe est utilisée dans nombre d'expressions courantes :  

  • « La barbe ! » pour signifier un agacement.
  •  « Au nez et à la barbe de quelqu’un » pour une action à la vue de quelqu'un et sans se cacher, en le narguant.
  • « Parler dans sa barbe » pour un propos peu audible.
  • « Barbe fleurie » pour une belle barbe fournie ou blanche.
  • « Faire la barbe » expression peu usitée signifiant se moquer de quelqu’un.
  • « La Sainte-Barbe » est la fête de la sainte patronne protectrice des sapeurs-pompiers. Elle se fête le 4 décembre. Cette martyre perse, barbare (Barbara) convertie au christianisme, est souvent représentée en jeune fille coiffée d’une couronne, tenant une palme de martyre et un ciboire. Refusant de se marier et d’abjurer sa foi, elle est emprisonnée dans une tour par son père.  Face à son obstination à ne pas prendre mari, elle est condamnée à y mourir brûlé. Retrouvée indemne dans les ruines calcinées de la tour, elle sera décapitée. Son bourreau est alors frappé par la foudre divine. Sainte Barbe est invoquée pour protéger de la mort subite, sans avoir reçu les derniers sacrements. Les mineurs, les canonniers et les pompiers ont célébré son patronage. Elle fut surnommée « la Sainte du feu ». La célébration de la "Sainte Barbe" est traditionnellement festive chez les sapeurs-pompiers.
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