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Télémédecine : les consultations à distance ont le vent en poupe

Boostée par la crise sanitaire, la télémédecine a connu cette année un essor sans précédent, qui ne semble pas prêt de faiblir. Zoom sur une révolution en marche.

 

De nombreux avantages

Outre le fait que la consultation vidéo supprime le risque de contamination, elle permet en effet un suivi plus fréquent des patients, en s’affranchissant des contraintes de lieu et de transport. Elle garantit en outre un accès rapide et simple aux soins, près de 60 % des rendez-vous pour des consultations vidéo étant pris pour le jour-même ou pour le lendemain*. Pour les professionnels de santé, la téléconsultation permet aussi de boucher des trous dans l’emploi du temps, et de gagner en qualité de vie en travaillant de chez eux. Elle favorise enfin la coopération entre professionnels de santé, par exemple lorsqu’un médecin généraliste sollicite l’avis d’un spécialiste. Car la télémédecine ne se résume pas à la seule téléconsultation médicale du particulier. Elle regroupe cinq actes différents : la téléconsultation, la téléexpertise (lorsqu’un médecin sollicite l’avis d’un expert), la téléassistance médicale (assistance à distance d’un professionnel de santé par un autre, au cours de la réalisation d’un acte), la télésurveillance (surveillance à distance de l’état de santé d’un patient sur la base de données recueillies) et la régulation médicale (établissement du premier diagnostic réalisé par les centres 15).

 

Comment cela fonctionne ?

Durant la téléconsultation, le patient peut être chez lui, seul ou accompagné d’un autre professionnel de santé, par exemple un infirmier. Il consulte le médecin via un ordinateur, une tablette ou un smartphone équipé d’une webcam et relié à Internet. Il peut aussi se trouver dans un lieu dédié équipé, comme dans une maison de santé ou une pharmacie, un certain nombre disposant de bornes de téléconsultation dotées d’appareils de mesure facilitant le diagnostic. À l’issue de la consultation à distance, le médecin établit, si nécessaire, une prescription qui peut être transmise au patient sous format papier, par voie postale, ou sous format électronique, via une messagerie sécurisée.

 

Quelle prise en charge ?

Depuis le 15 septembre 2018, l’Assurance maladie rembourse les actes de téléconsultation sous certaines conditions : le patient doit être connu du médecin qui réalise la téléconsultation. Il doit avoir bénéficié d’au moins une consultation physique au cours des 12 derniers mois précédant la téléconsultation. Dans le cas inverse, elle ne sera pas remboursée, sauf si le patient n’a pas de médecin traitant ou si ce dernier est indisponible. À l’instar d’une visite classique, la version vidéo est facturée 25 euros pour un médecin généraliste de secteur 1. En général, 70 % sont pris en charge par l’Assurance maladie et les 30 % restants par les complémentaires santé. Comme pour toute consultation, le tiers payant peut être proposé. Le patient peut payer par virement bancaire, par chèque ou payer en ligne. Dans ce cas, il est préférable de passer par un outil sécurisé tel que Doctolib, Qare, Livi, Medadom, Hellocare ou encore MesDocteurs. Autrement, les outils de communication vidéo tels que Skype, FaceTime ou WhatsApp suffisent à conduire une consultation vidéo. 

 

* Source Doctolib

 

En savoir plus :

  • Loin de supplanter la consultation en présentiel, la consultation vidéo est un outil complémentaire de cette dernière. Selon le fondateur de Doctolib, « la consultation vidéo représentera probablement entre 15 et 20 % de l'activité des praticiens, comme c’est déjà le cas dans les pays nordiques ou dans certains pays d’Asie ».
  • Les prestataires de ce service insistent sur l’importance de la réaliser dans le respect du parcours de soin et du médecin traitant.
  • Tous mentionnent sur leurs sites et/ou applications que le service qu’ils proposent n’est pas un service d’urgence, renvoyant pour cela vers le 15 ou le 112.
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