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TDAH, HPI, dys… De quoi parle-t-on ?



De nouveaux tests et diagnostics permettent de mettre un nom sur des troubles jadis mal identifiés qui peuvent complexifier les apprentissages. Des avancées qui changent la vie des personnes qui en sont atteintes et de leur entourage…

Les différents « dys »

Dyslexie, dysorthographie, dysphasie (…) ces termes renvoient à des troubles cognitifs qui affectent principalement les enfants entraînant des répercussions sur leur scolarité et leur quotidien. Ces « dys » également appelés troubles spécifiques des apprentissages concernent 5 à 7 % des enfants en âge scolaire. Ce sont des troubles sévères, mais il est possible de les corriger.
On dénombre 5 principaux troubles spécifiques des apprentissagesauxquels on peut ajouter le TDA ou TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité), qui touche près de 6% des enfants2.

À SAVOIR – Le TDA ou TDAH touche majoritairement les enfants, mais pas seulement. 3 % des adultes seraient également concernés par ce trouble selon la Fédération française des dys.

Le cas « HPI » (ou EHP)

Mon (petit)-enfant est précoce (…) Il est vraiment très éveillé pour son âge (…) Il est très certainement HPI… Peut-être avez-vous déjà entendu certains parents ou grands-parents parler ainsi de leur progéniture… Si bon nombre d’enfants sont effectivement aujourd’hui vifs et éveillés, voire précoces, du fait d’une tendance à la sur-sollicitation émanant de la société actuelle, peu de personnes dans les faits sont réellement surdouées.
HPI signifie Haut potentiel intellectuel. Si le concept a évolué et fait l’objet de débats entre spécialistes, la définition de l’Organisation mondiale de la santé, qui fait référence, précise que le HPI correspond à un quotient intellectuel (QI) d’au moins 130. En France, cela représenterait un peu plus de 2 % de la population, soit 200 000 enfants environ. On parle dans ce cas spécifique d’Élèves à haut potentiel ou EHP.

À SAVOIR – Si des recherches du Centre national d’aide pour enfants et adolescents à haut potentiel (CNAHP) ont prouvé que les élèves à haut potentiel peuvent présenter des troubles des apprentissages, il convient de souligner qu’à l’inverse, tous les enfants qui connaissent des difficultés scolaires ne présentent pas un HPI.

Si vous avez des doutes sur de potentiels troubles pouvant affecter votre petit-fils ou petite-fille, parlez-en à ses parents pour envisager un avis médical. Il est important que le diagnostic soit posé tôt pour une meilleure prise en charge.
Méfiez-vous des vidéos en tous genres qui circulent sur les réseaux sociaux et sur internet et qui peuvent mener à un auto-diagnostic erroné.


S. Royer


(1) dyslexie (déficit en lecture), dysorthographie (souci d’expression écrite), dysphasie (trouble du langage oral), dyspraxie (problème de coordination), dysgraphie (trouble de l’écriture)
(2) Source : Fédération Française des dys (FFdys.com)
(3) Source : INSERM

Mis à jour le 08/01/2026

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